La collection Narration

Exemples de dénouements

Dans Shichinin no samurai (Les Sept Samouraïs, Akira Kurosawa, 1954), le dénouement est occupé par l’attaque du village par les brigands et sa défense par les paysans (à noter que dans la version de 3 heures du film, chaque acte dure 1 heure. Le film est donc divisé en tiers-temps et le dénouement couvre le dernier tiers-temps). À noter également que ce dénouement n’a rien de surprenant puisqu’il était implicitement annoncé dès le début du film. C’est une structure stratégique, comme c’est le cas dans beaucoup de films d’action.

Dans Mortelle Randonnée (Claude Miller, 1983), le dénouement commence lorsque Isabelle Adjani, qui s’était contentée jusque-là de tuer ses amants, procède à une attaque à main armée et tue un agent de sécurité en public. Cette fois, Serrault ne pourra plus la protéger, et le dénouement est marqué du sceau de la traque par la police qui avait (étrangement ?) laissé la jeune femme tranquille jusque-là. Cette attaque à main armée (pivot 2) survient à 3/4 du film, le dénouement commence tout de suite après et couvre bien le dernier quart. On peut parler d’une structure tactique ici dans le sens où cet acte n’était pas prévisible jusque-là (même si l’on pouvait se douter que la jeune femme serait inquiétée un moment ou un autre par la police, on ne pouvait imaginer l’ampleur ni la forme que ça prendrait). Pour échapper à ses poursuivants, la jeune femme se jettera dans le vide avec sa voiture.

Dans Thelma & Louise (Ridley Scott, 1991), le dénouement commence lorsque suite à un appel téléphonique avec le flic, Louise apprend que la police sait maintenant où les deux jeunes femmes se trouvent (la police l’ignorait jusque-là) et pire : la police sait où elles se rendent. Ce coup de fil achève le développement et le dénouement commence tout de suite après, qui sera marqué par la chasse des deux jeunes femmes. Pour échapper à leurs poursuivants, Thelma et Louise se jetteront dans le vide avec leur Thunderbird bleue.