La collection Narration

L'acte le moins modélisable

On appelle couramment développement le deuxième acte du récit, le plus conséquent, qui s’étire selon le paradigme de Field augmenté sur toute une moitié de la durée de l’histoire, depuis le premier quart jusqu’au troisième.

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    1/4 tps         1/4 tps         1/4 tps         1/4 tps

L’acte le moins modélisable

Le développement est certainement, des trois actes qui constituent un récit classique, l’acte le moins modélisable. Chaque développement présente son propre fonctionnement, sa propre construction, qui dépend de l’idiosyncrasie de ses personnages, de la particularité de ses intrigues, des thématiques, du genre, de la couleur et du goût recherchés par les auteurs. Aucun développement ne peut vraiment ressembler à un autre et il en existe une infinie variété depuis la simplicité droite d’une histoire comme The Straight Story (Une Histoire vraie, David Lynch, 1999) jusqu’à la déconstruction temporelle d’un Pulp Fiction (Quentin Tarentino, 1994), d’un Memento (Christopher Nolan, 2000) ou d’un 21 Grams (21 Grammes, Alejandro González Iñárritu, 2003).

Nous allons pourtant dégager des points communs à tous ces développements, points communs qui peuvent nous guider lors de la construction de cette longue section de l’histoire. Comme pour l’acte précédent, nous nous appuierons sur le paradigme de Field que nous augmenterons de quelques éléments.