La collection Narration

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Les documents mixtes

Le Pitch

Document le plus court qui soit, parfois constitué d’une seule phrase, le pitch est le récit réduit à sa plus simple expression. Il peut faire entre une et dix lignes.

Le pitch est le récit réduit
à sa plus simple expression.

Nota Bene : Notez que le terme pitch peut également s’employer dans le langage courant — souvent par le producteur — pour désigner un synopsis d’une page ou plus.

Le Résumé

Synonyme de pitch ou de synopsis.

Le Synopsis

Document de 10 lignes à plusieurs pages, le synopsis donne une idée — et seulement une idée — de la mécanique générale de l’histoire, des ressorts d’intrigues, des personnages et des thèmes qui seront abordés.

Dans sa longueur moyenne — entre 3 et 5 pages —, il présente un rapport de longueur idéal par rapport au niveau de détail. Comprendre : il est suffisamment court pour présenter le projet de façon rapide et il est suffisamment long pour entrer un peu dans le détail des éléments généraux.

Le synopsis est le meilleur rapport
longueur/niveau de détail.

La Continuité dialoguée

Synonyme de scénario.

Le Scénario

Le scénario est comme
la partition du film.

Le scénario est, pour le scénariste, le stade ultime du développement du projet de film. Contrairement à une idée reçue, le scénario ne contient pas tous les détails, mais seulement l’indispensable pour raconter l’histoire en images. On peut donc le comparer à une partition musicale (contrairement à une idée reçue, une partition musicale ne contient souvent que les informations minimales pour interpréter l’œuvre).

Le nombre de pages du scénario est proportionnelle à sa durée à l’écran, en sachant qu’une page équivaut à une minute. Donc un film de deux heures produira un scénario de 110 à 130 pages (ou inversement).

Le Manuscrit

Le manuscrit — appelé aussi “tapuscrit” — est le texte définitif qui sera remis à un éventuel éditeur. Il contient la matière première qui devra être publiée.

Le manuscrit est, sous la même forme,
l’outil de vente et de travail
d’un projet de roman.

La Note d’intention

Accompagnant souvent la présentation d’un projet, la note d’intention est peut-être le document le moins modélisable qui soit. Chaque auteur peut le voir et l’aborder de façon différente. Il peut permettre à l’auteur de mentionner des points essentiels à la présentation du projet, détails qu’il n’aura pas pu placer dans le scénario qui n’est que le lieu de la narration.

La note d’intention permet de présenter ses intentions premières et futures.

Si l’on s’en tient à sa dénomination, en tant que “note”, c’est un document relativement court de 1 à 3 pages qui présente les “intentions” de l’auteur. D’une part les intentions qui ont conduit à l’élaboration du récit — intentions qui pourraient répondre à la question : “que voulez-vous prouver/montrer/provoquer en écrivant cette histoire ?” — et d’autre part, s’il s’agit d’un film et que l’auteur est réalisateur, les intentions concernant le développement futur et notamment la réalisation et la post-production.

Le Dossier de présentation

Pour un film, pseudo-synonyme de bible.

La Bible

La bible est un document relativement volumineux destiné à présenter le projet d’une série télévisée.

Mais il peut être utilisé en mode outil de travail pour développer tout autre type de récit. Pour un film, on l’appelle alors plutôt un “dossier de présentation”.

Autres documents de travail

Les documents mixtes que nous venons de présenter sont les documents le plus souvent utilisés dans le développement d’un projet et dans sa vente. Voyons à présent d’autres documents tout aussi utiles mais réservés plutôt à l’élaboration de son récit.

Le Bout de nappe ou autre bout de papier

Comment ne pas commencer cette section par le document (sic) qui inaugure souvent la destinée d’une histoire et qui consiste en quelques mots rédigés à un mariage sur le coin d’une nappe en papier ou au dos d’une enveloppe usagée dans sa cuisine ?…

En mode outil de vente
Même s’il s’agit d’un high-concept — un concept de “haut vol”, comme les films Cube (Vincenzo Natali, 1997), Seven (David Fincher, 1995) ou The Sixth Sense (Le Sixième sens, M. Night Shyamalan, 1999) — et qu’il pourrait être envoyé tel quel à un producteur — lorsque l’on est un auteur déjà réputé — le “bout de nappe” ne peut pas vraiment être envisagé comme un outil de vente du projet.
En mode outil de travail
Du travail, ce document alléchant n’en est souvent que le début…

Le Séquencier (ou scénier)

Réalisant la transition parfaite entre d’un côté l’histoire racontée de façon succincte par le synopsis et de l’autre le scénario ou le manuscrit très détaillé et découpé en décor et en temps, le séquencier présente une suite chronologique de toutes les scènes du film résumées en quelques lignes.

Un séquencier présente la chronologie
résumée du récit, scène par scène.

Le Chemin de fer

Le chemin de fer est un séquencier dans sa forme la plus stricte. C’est la chronologie du récit exprimée en scènes résumées d’une simple phrase.

Le Traitement

Le traitement, dans le sens où nous l’entendons ici, est le document le plus complet de l’histoire. Il est même plus complet que le scénario ou le manuscrit dans le sens où il peut être beaucoup plus détaillé et comporter des indications qu’on ne trouverait ni dans l’un ou l’autre des autres documents.

Le traitement est le document
le plus complet de l’histoire.

L’Évènemencier

Document mis au point par votre serviteur, c’est un document qui couvre toutes les échelles des documents précédents et offre une approche originale et méthodique du développement de l’histoire.

L’évènemencier présente la suite simple des évènements de l’histoire, résumés et à toutes les échelles possibles.

Les Fiches personnage

La fiche de personnage peut être utilisée pour développer tous ses personnages, les élaborer, ainsi que pour consigner les informations objectives qui seront utiles au récit — l’âge du personnage, la marque et la couleur de son véhicule, le jour et l’heure où il se rend à la salle de sport, etc.

Les Brainstormings

Le brainstorming est l’outil d’exploration
de l’histoire par excellence.

Nous pouvons terminer cette section par le document de travail par excellence : le brainstorming. Nous reviendrons en détail sur ce document comme sur les autres. Pour le moment, contentons-nous de dire qu’il permet d’ouvrir grand les vannes de son imaginaire, de son inconscient, dans le but de trouver des idées ou de résoudre des problèmes particuliers. C’est l’outil idéal pour explorer son histoire, et ses formes sont aussi variées que ses utilisations.