Le Scénodico

Espace d’implication (du spectateur/lecteur)
</span>Philippe Perret appelle </span>espace d’implication le champ des inférences du texte, c’est-à-dire la place laissée aux réflexions par déduction et aux ressentis du spectateur/lecteur qui suit une histoire.

C’est une notion dramaturgique fondamentale dans l’intérêt que peut prendre le spectateur/lecteur. Appartiennent à cet espace :

  • toutes les questions que le lecteur/spectateur peut se poser au cours du récit (par exemple : “qui est ce personnage ?”, “pourquoi le personnage fait-il cela ?”, “où vont-ils ?”, “va-t-il réussir à grimper là-haut ?”),
  • toutes les réflexions que le lecteur/spectateur peut se faire (par exemple : “donc, il vient de divorcer.”, “c’est vraiment un beau salaud, ce type…”, “Ah ! il a abandonné sa fille”, etc.),
  • tous les sous-textes que le lecteur/spectateur peut décrypter,
  • toutes les ellipses que le lecteur/spectateur peut reconstituer (de façon générale : tous les hors-champs narratifs).

Plus l’espace d’implication est grand, plus le lecteur/spectateur peut s’investir, s’impliquer dans le récit qu’on lui propose. Cet investissement intellectuel est également l’antichambre des émotions.

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